Mon histoire : la naissance des Éditions
La Girouette
À sept ans, c’était la phrase que ma mère me répétait en boucle. Je n’arrivais pas à gérer mes émotions. J’étais très turbulente, et elle n’arrivait pas à me supporter. Seule à la maison comme à l’école, je me suis mise à imaginer le monde, à réinventer ma vie pour ne pas m’éteindre.
Dylan, c’était mon chien, mon griffon et mon meilleur ami. Il y avait au moins un être à la maison prêt à m’accueillir le soir avec joie.
L’émerveillement devant une crèche
Un jour de fin d’année, au catéchisme, je me suis apaisée en admirant une crèche. Les santons étaient provençaux. La crèche était immense, ornée de mousse, d’une rivière et d’un pont. Je l’ai contemplée, émerveillée. À mes yeux d’enfant, elle était formidable.
Je n’étais peut-être pas la plus sage, mais j’étais curieuse. Je voulais comprendre ce qui anime les autres, pourquoi les beautés du monde nous émerveillent et comment offrir une étincelle d’espoir et de réconfort.
J’ai grandi avec la conviction qu’il fallait défendre des causes justes, aider son prochain et apporter de l’amour dans la vie des gens. Pour moi, la vraie beauté n’est pas en surface, mais à l’intérieur.
Des cartes pop-up aux premières crèches de Noël
À trente ans, j’étais commerciale en carterie lorsque je suis tombée enceinte. Je ne voulais pas abandonner un métier qui m’animait. Alors, j’ai fondé les Éditions La Girouette.
La première collection ? Des cartes pop-up fabriquées à la main, en France, dans mon atelier. Un format ludique et poétique où la présence et l’absence de papier dessinent une petite scène.
Pour ma première collection de Noël, j’ai créé une crèche. C’était une évidence pour moi. Je l’ai proposée à des librairies religieuses, qui se la sont arrachée. Je venais d’entrer dans le monde des articles religieux…
Le choix de l’artisanat d’art européen
Notre réseau de revendeurs s’est développé dans une grande partie de la France. Mais ce que j’ai découvert sur ce marché m’a bouleversée : du plastique présenté comme du cuir, des origines françaises annoncées à tort, des chapelets prétendument en verre de Murano…
70 % des articles religieux provenaient d’Asie, dans des conditions de fabrication que je jugeais plus que douteuses.
Cela m’a révulsée. Alors, je suis allée en Italie à la recherche d’un artisanat d’art religieux et moderne.
Aujourd’hui, je suis éditrice d’articles religieux. Je crée, fabrique et sélectionne des pièces artisanales qui portent en elles des valeurs, de l’âme et de la beauté. Je choisis des artisans, des matériaux nobles et des savoir-faire.
Parce que j’ai grandi avec un chien comme confident, parce qu’on m’a appris à croire qu’il valait mieux dix Dylan qu’une Caroline, je m’applique à déplacer des montagnes pour mettre de l’éthique et du beau dans des pièces de dévotion.
Je crois profondément en la Providence, qui veille sur chacun de nous, même dans les moments de solitude ou d’incompréhension. Elle m’a guidée, à travers les épreuves, vers cette beauté et cette lumière que je souhaite partager.
Je suis Caroline, et je fais de mon histoire une force pour sublimer votre foi.
L’émerveillement devant le beau nous rapproche du sacré. La beauté, c’est un peu toucher du bout des doigts le divin.



Montage des cartes pop-up à la main.
Véritable chapelet de Murano
Une crèche en papier de notre atelier.